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Thème du mois
Chaque année, près d’un de nos compagnons sur quatre doit être conduit chez le vétérinaire pour une maladie ou un accident… sans que cela soit prévisible.
Actualités
Les problèmes musculaires sont fréquents chez les chevaux de travail et peuvent aller d’une raideur à de faibles crampes voire à un décubitus avec refus de se lever.
Ces affections portent des noms très variés comme «la maladie du lundi», «tying up», myoglobinurie paroxystique ou coup de sang.
 
 
Qu’est-ce que le coup de sang ?
C’est une atteinte du muscle (myosite) souvent aiguë. Ce trouble de l’effort est une affection grave dont les lésions peuvent être irrémédiables.
Dans les cas bénins, on note juste une raideur des membres pelviens et donc une légère boiterie.
Dans les cas sévères, les signes se traduisent par une sudation, une hyperthermie et un refus de se déplacer, associés à des tremblements musculaires voire un affaissement de l’arrière-main. 
Les muscles du dos et de la croupe deviennent durs et leur palpation douloureuse.
La douleur musculaire est telle qu’elle entraîne des signes de colique et des spasmes de la vessie empêchant l’animal d’uriner.
En cas d’atteinte musculaire grave, l’urine devient foncée (myoglobinurie).
 
 
Quels sont les facteurs de risque ?
En période de froid intense et de gel, les chevaux restent au box parfois plus souvent que prévu et les risques de coup de sang sont augmentés.
En effet, c’est une affection qui apparaît habituellement pendant un travail qui suit une période de repos avec maintien de la ration d’activité, ou suite au  stress (transport,...). Les chevaux gras sont plus à risque. Q
 
 
Quelle attitude adopter ?
Il est recommandé d’appeler le vétérinaire au plus vite pour éviter que des complications rénales apparaissent. 
Dès que des signes de raideur sont observés, il est conseillé de ne pas forcer le cheval à bouger. Des soins peuvent lui être prodigués : le desseller, le couvrir, éponger la sueur et doucher ses membres. Les muscles étant douloureux, il ne faut pas les frictionner. Laissez votre cheval s’abreuver s’il le désire et réduisez fortement les rations. Si le cheval s’est couché, il faut essayer de le retourner fréquemment pour éviter les complications par écrasement du muscle. Il ne faut jamais administrer d’anti-inflammatoire ou de tranquillisant sans avis medical car ils présentent un risque de toxicité rénale.
 
Selon la sévérité de la crise, le vétérinaire pourra perfuser le cheval. Les fluides vont permettre de corriger la déshydratation, les déséquilibres électrolytiques, et d’aider à l’élimination rénale de la myoglobine qui donne la couleur foncée à l’urine et qui est néphrotoxique. Le vétérinaire pourra également prescrire des traitements pour soulager la douleur, apaiser les spasmes musculaires et stimuler la circulation périphérique en fonction de l’état de l’animal et des conséquences rénales de la maladie.
Des analyses sanguines seront faites systématiquement si l’urine est foncée. 
 
 
Cas particulier de la myopathie par stockage à polysaccharides :
Lors de coups de sang récurrents, il faut penser à une autre entité pathologique : la myopathie de stockage à polysaccharides. Elle se caractérise par un stockage important de glycogène dans les muscles, glycogène habituellement utilisé comme source d’énergie chez les chevaux sains.
Les mesures alimentaires sont le seul traitement efficace pour éviter les récidives. L’apport de lipides devra être augmenté et les carbohydrates (sucres) éliminés de la ration.
Par contre, la gestion de la crise aiguë sera la même que lors de coup de sang.
 
 
Convalescence et prévention :
Après la guérison, le cheval doit rester au repos plusieurs jours puis être remis progressivement au travail.
Dans les cas graves, la convalescence peut être longue, et sa durée est en général déterminée par des contrôles sanguins effectués par le vétérinaire. Pour prévenir une éventuelle récidive, il faut veiller à réduire les aliments concentrés quand le cheval ne travaille pas. La vitamine E et le Sélénium joueraient un rôle dans la prévention des récidives ; des compléments alimentaires peuvent parfois être conseillés. La meilleure source de vitamine E reste cependant l’herbe fraîche. Et retenez que l’excès de Sélénium est très mal toléré.
La supplémentation à outrance présente donc certains risques.
Chez le cheval à risque, on conseille une bonne préparation avant l’exercice : étirements et/ou applications de produits pour chauffer les muscles. Enfin, les douches après le travail, associées ou non à l’application de lotions relaxantes, peuvent le soulager. Enfin, lors des transports, pensez à faire des pauses pour faire marcher le cheval.