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Chez les chiens, les troubles prostatiques apparaissent généralement chez des individus âgés, le plus souvent entiers (non castrés). La prostatite est une inflammation de la glande, résultant...
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L’administration d’un produit à un bovin adulte par voie orale peut vous rebuter : il est vrai qu’il est dangereux, pour l’éleveur, le vétérinaire comme pour le bovin, de se bagarrer contre un animal de 700 kg qui de plus dispose d’une très grande force au niveau de la tête - force exploitée d’ailleurs chez les animaux de trait.
Si le risque de fausse déglutition (passage dans la trachée au lieu de l’œsophage) est bien réel avec du liquide donné à une vache couchée, il est pratiquement nul pour un bolus administré à un bovin debout.
 

 
Le respect de quelques règles simples permet une mise en place rapide des bolus en toute sécurité pour l’homme et l’animal :

1. Mettre des gants (un vœu pieu !).
2. Bloquer le bovin au cornadis, ou dans une cage de contention, de sorte à pouvoir se placer dos à l’animal, à droite de sa tête si on est droitier. Si l’animal est particulièrement nerveux, il est préférable de reporter l’opération.
3. Maintenir la tête de la vache horizontalement, parallèlement au sol, sans trop la lever. L’utilisation d’un lève-tête peut faciliter l’opération (mais c’est un outil assez long à mettre en place). 
4. Ensuite, ouvrir la bouche en plaçant la main gauche au niveau de la commissure des lèvres et des barres (espace sans dents situé entre les prémolaires et le bourrelet gingival). Eventuellement chatouiller le haut du palais, ce qui calme l’animal et l’aide à déglutir. Un licol buccal mis sur les animaux excités aura le même effet.
5. Avec la main libre, placer doucement le lance-bolus vers le fond de la bouche entre l’intérieur des dents et la langue. Il est inutile et dangereux de l’enfoncer trop profondément, il suffit de passer derrière la base de la langue.
6. Libérer le bolus et retirer le lance-bolus sans lâcher la tête du bovin.
7. Attendre quelques secondes pour s’assurer que l’animal a bien dégluti l’objet et ne le recrache pas.
8. Eviter de lâcher l’animal au pâturage immédiatement après l’application car en cas de problème, la surveillance et le rattrapage sont plus difficiles.
 
 

Quelques conseils d’utilisation du bolus :

- Utiliser un applicateur adapté à la taille de l’animal et au bolus, car ils ne sont pas interchangeables, avec un embout de caoutchouc supportant si possible d’être mâchouillé.
 
- Retirer le bolus de son emballage au dernier moment avant de le charger dans l’applicateur.
 
- Idéalement, éviter de poser un bolus trop froid.
 
- Contrôler le poids de l’animal, au moins celui du plus petit du lot.
 
- Pour les vermifuges, noter les délais d’attente très longs (jusqu’à 20 semaines !).
 
- Pour les bolus de micronutriments, vérifier le réel besoin de supplémentation, notamment en évaluant correctement les apports de la ration, respecter les doses et les indications. S’il atteint rarement la dose toxique, un excès d’apport en certains minéraux peut perturber l’assimilation d’un autre. Avec votre vétérinaire, vous pourrez choisir le bolus le plus adapté en fonction de la situation de l’animal dans le cycle de production et de son état général.
 
- Ne pas associer 2 bolus différents et éviter d’en mettre un autre avant la fin de la durée d’action du premier.
 
 

Quels sont les bonus des bolus ? 

De plus en plus de médicaments ou de suppléments minéraux et vitaminiques destinés aux bovins se présentent sous la forme de bolus. Les plus innovants sont des dispositifs intruminaux qui libèrent leur contenu de façon progressive et prolongée et aussi l’éleveur d’une distribution quotidienne fastidieuse.
 
En médecine vétérinaire, un bolus est un produit solide administré à un animal par voie orale, généralement à l’aide d’un pistolet. Il peut s’agir d’un gros comprimé, contenant des antibiotiques par exemple, destiné aux veaux ; on parle alors aussi d’oblet ou d’ogivette. Cependant, il s’agit le plus souvent d’un « diffuseur » destiné à séjourner dans le réticulo-rumen qui sert de réservoir. Le bolus y persiste parce qu’il est lourd et tombe au fond et parce qu’il est trop encombrant pour poursuivre le transit digestif.
 
 

De nombreux modèles, pour des indications variées, existent sur le marché : 

- On peut classer les aimants dans cette catégorie : bien connus, ils sont utilisés depuis longtemps pour prévenir les réticulo péritonites traumatiques provoquées par l’ingestion d’un « corps étranger » métallique.
 
- Il existe aujourd’hui des bolus équipés d’une sonde pouvant mesurer en continu le pH et la température du rumen. Les données sont stockées dans l’appareil puis envoyées à une centrale par ondes radio. Ils permettent d’être informé en temps réel de certains paramètres vitaux et de détecter les troubles précocement, comme les épisodes d’acidose ruminale ou une hyperthermie.
 
- Employé à l’étranger, le bolus RFID en céramique abrite un microtranspondeur qui contient le numéro d’identification du ruminant, bovin, ovin ou caprin.
 
- Des vermifuges strongylicides existent sous forme de bolus qui libèrent le principe actif de façon continue pendant plusieurs mois ou de façon séquentielle toutes les 3 semaines. Posés à la mise à l’herbe, ils permettent un contrôle parasitaire sur tout ou grande partie de la saison de pâturage, sans nécessité de rattraper les animaux. Ils sont proposés en version 1ère ou 2ème saison de pâturage.
 
La pose de bolus est une solution très efficace pour apporter un complément en vitamines, minéraux et oligo-éléments aux animaux ; ce sont des micronutriments vitaux dont les déficits (comme les excès d’ailleurs) peuvent nuire à la santé et limiter les capacités de production des bovins. On y trouve du magnésium, du calcium, du phosphore, du zinc, du cuivre, du manganèse, de l’iode, du cobalt, du sélénium, en proportion variables selon les spécialités et éventuellement associés aux vitamines A,D3 et E.
 
En comparaison des blocs à lécher dont la consommation est aléatoire et de la distribution dans la ration qui suppose manutention et travail quotidien contraignants, les bolus sécurisent individuellement l’apport régulier en micronutriments et évitent les carences à des périodes décisives du cycle de production des animaux : croissance, tarissement, mise à la reproduction, gestation, vêlage, mise à l’herbe, pâturage, hivernage, périodes de stress (sevrage, transition alimentaire, déséquilibres nutritionnels ponctuels, convalescence)...
 
En effet, les micronutriments sont bien plus efficaces pour favoriser la croissance ou les productions et renforcer les défenses immunitaires quand ils sont apportés régulièrement et en quantité couvrant les besoins plutôt que sous forme de « cure ».
 
La pose somme toute facile et rapide, l’augmentation de la taille de vos troupeaux, votre moindre disponibilité, la prévention des carences, la recherche de performances économiques, zootechniques et de production, contribuent probablement au succès des bolus, investissements souvent rentables pour améliorer la santé des animaux.
Grâce aux bolus, il est plus aisé d’atteindre les objectifs d’une alimentation efficace et d’une meilleure valorisation de la ration. Globalement, ils permettent d’améliorer la santé du troupeau, par des apports quotidiens de minéraux, d’oligo-éléments et de vitamines très proches des apports recommandés.